La bande a Loulou

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#1 24-11-2010 20:40:53

Alexandre
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MORRIS : A life with bells on

morris-cover.jpg

Comédie / docu-fiction, 2009, UK, 101 min.
Réalisation : Lucy Akhurst
Casting : Sir Derek Jacobi, Greg Wise, Ian Hart, Naomie Harris, Dominique Pinon …

Pour Derecq Twist, meneur d’une troupe de danseurs, le Morris dancing est plus qu’un passe-temps. Son rêve : le faire évoluer, en faire quelque chose de nouveau. Ce qui est loin d’être du goût de tout le monde.
Derrière la caméra, Lucy Akhurst filme cette aventure sous la forme d’un faux-documentaire (un mockumentary ou documenteur) surprenant et facétieux, avec un humour pince-sans-rire typiquement britannique, qui vous donnera certainement envie de vous essayer à cette danse peu banale. Incontournable et irrésistible de drôlerie.

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#2 10-12-2010 20:29:07

Alexandre
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Re : MORRIS : A life with bells on

Pour ma part, des quatre, c'est l'un des meilleurs. Techniquement déjà, la photographie est nettement supérieure aux autres. Y'a pas photo ! (sans mauvais jeux de mots !). L'aspect "docu-fiction" m'a pour une fois bien attiré. Donc dans sa globalité, le film est satisfaisant. Après, les points noirs subsistent comme ce détour aux Etats-Unis, stéréotypé au possible (Vous allez me dire que ça rentre dans le ton du film. Je suis d'accord mais là c'est trop), les longueurs finales insoutenables et l'absence de représentations scéniques du Morris, pourtant principal moteur du film !

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#3 11-12-2010 15:38:00

thomasp
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Re : MORRIS : A life with bells on

Globalement d'accord sur le soin apporté à la photo, mais pour moi le film a plusieurs problèmes. Je trouve qu'il n'arrive pas tenir une forme propre, ni dans son ton, ni dans ce qu'il veut dire. Il oscille entre parodie et hommage, soit pour ménager la chèvre et le chou, soit par manque d'ambition sur le discours qu'il tient. La parodie n'est clairement pas assumée (on imagine ce que terry gilliam aurait fait de ça) et on est pas non plus dans un plaidoyer (avec lequel on flirte, voir la scene premier degré de l'enterrement) pour la sauvergarde du terroir.   Car après tout, pourquoi pas un regard entre deux eaux  sur une tradition (donc plus globalement sur la culture d'un pays)(quitte à passer par le burlesque, car il ne s'agit pas ici de se moquer), mais le film ne parvient jamais à assumer les 2 en même temps. D'autant que ce regard est forcément métaphorique : que veut -on nous dire ? Que la culture britannique s'efface derrière le mastodonte américain (c'est pas un scoop) ? Qu'il faut qu'elle évolue pour se sauver ? Le film propose des réponses divergentes et contradictoires à ces questions,  vers une conclusion en forme de contre sens.

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